|
|
| L'écrivain français est
né le 2 novembre 1808 à Saint-Sauveur-le-Vicomte. Issu d'une famille
royaliste et de récente noblesse, son enfance est imprégnée de la
nostalgie de l'ancien régime, de la Chouannerie qu'il tentera d'ailleurs
de réhabiliter plus tard. Dés son adolescence, il commence à composer
des vers. Et, après avoir achevé ses études à Paris, il s'installe
à Caen, où il rencontre Guillaume Stanislas Trebutien, libraire et
ami intime, avec lequel il fonde la Revue de Caen vouée à l'échec.
Il publie alors son premier livre Amour et Haine (1833), sympathise
pour un temps avec les idées républicaines, voyage et finalement,
s'installe définitivement à Paris en 1837. |
|
| Dans la capitale, il mène
alors une vie désordonnée de dandy, s'essaie au journalisme et se
convertit finalement au catholicisme intransigeant. |
|
|
Dans la Revue du Monde
Catholique et dans le Pays, sa plume acerbe n'épargne personne.
Il fustige Flaubert, Zola, V.Hugo, Dumas et Renan. A la même époque,
il écrit ses grandes oeuvres : L'Ensorcelée (1854), Les
Diaboliques (1874). Les dernières années de sa vie sont occupées
à écrire et à classer ses innombrables articles de critique littéraire
qui formeront Les Oeuvres et les Hommes ( 15 volumes entre
1860 et 1895). |
|
| "Connétable des Lettres",
dandy romantique, catholique intransigeant fasciné par le satanisme,
il évoque son cotentin natal dans des récits chargés de mystère et
d'étrange. A Valognes, "Versailles de la Normandie", il
place le décor des Diaboliques, quant aux landes de Lessay,
elles constitueront le cadre naturel et envoûtant de L'Ensorcelée.
Le souvenir de ces terres ne quittera d'ailleurs jamais l'écrivain
puisqu'elles sont présentes dans plusieurs de ses oeuvres : Une
vieille maîtresse (1851), Le Chevalier des Touches (1864)
ou encore dans Un prêtre marié (1865) |
|
|
|
|




|